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2x02 - Électrochoc (5/17) - Miroir, miroir…

Cette année scolaire, le Jeudi est le jour de la semaine le moins chargé, pour la classe de Mae, Ellen, et Nelson. En plus de terminer leur après-midi à 15h ce jour-là, ils ont également une heure de libre en milieu de matinée. Avec un peu de chance, la petite blonde du trio avait donc espéré pouvoir décaler son rendez-vous avec Strauss, ou en tous cas avoir l'occasion de l'annuler. Malheureusement pour elle, la prise de contact s'est avérée plus compliquée qu'elle ne l'avait anticipé. En effet, pour des raisons évidentes de discrétion, elle ne peut pas communiquer avec son ancien professeur – et désormais quelque part un peu élève – par SD interposée. Ce serait trop direct. Elle avait donc misé sur la présence d'Andy dans les locaux pour transmettre le message de son empêchement, mais comme par hasard, juste quand elle a besoin de croiser l'alien décolorée, celle-ci n'est nulle part en vue ! — Allô Mae, ici la Terre ? la voix d'Ellen la tire souda...

2x02 - Électrochoc (4/17) - Interférences

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Markus est assis tout en haut de l'un des amphithéâtres de la faculté de médecine, toujours cette même auréole de sièges vides autour de lui que depuis l'accident de son meilleur ami. Il ne s'en formalise pas plus qu'au début. Voire, c'est récemment devenu un avantage, pour lorsque Rob décide de se manifester au beau milieu de sa prise de notes. Il a eu confirmation que c'était bien lui qui avait fait clignoter les lumières, la première fois où il a soupçonné que peut-être il était dans le même état que Caroline, et on ne peut pas dire qu'il se soit amélioré dans son timing. N'avoir personne dont la ligne de vue passe par-dessus son épaule est donc pour le mieux pour l'étudiant. Pour l'heure, cependant, il est tranquille pour écouter son professeur de Psychiatrie. Cela fait un peu plus d'une semaine que ce cycle a succédé à celui de Pédiatrie, et l'ironie du thème n'est pas sans frapper l'aîné des enfants Quanto. Il se demande p...

2x02 - Électrochoc (3/17) - Il parle

À l'Institut Lakeshore, la matinée se déroule comme tous les jours de semaine : l'un des patients est en session avec le Docteur Conway, tandis que les autres vaquent à leurs occupations en attendant leur tour. De la même façon que l'après-midi est consacré aux activités de groupes pendant que la thérapeute s'entretient avec les proches, la première partie de journée est ainsi réservée aux occupations individuelles. Certains peignent, certains jouent de la musique, certains lisent et d'autres écrivent, certains jardinent même. L'objectif est tout simplement de retrouver un équilibre perdu. Il n'y a cependant que des suggestions et aucune obligation, et ne rien faire est entièrement une possibilité. C'est d'ailleurs ce à quoi s'attelle résolument Caesar depuis son arrivée. Il est actuellement assis à une table de la grande salle principale, là où il passe la plus clair de son temps. Son regard est tourné vers le ciel par la fenêtre et pourtant pe...

2x02 - Électrochoc (2/17) - Mauvaise rencontre

Patrick sort de son immeuble, un sac de sport dans une main, son SD dans l'autre. Depuis que Sam l'a confronté au sujet de son absence du commissariat, il se sent un peu mieux. Pas suffisamment pour reprendre du service encore, mais mieux. Il ose même admettre que les quelques visites de Lizzie, durant cette dizaine de jours, ne sont pas non plus étrangères à son regain de confiance en lui. Leurs entrevues lui ont été plus bénéfiques qu'il ne l'aurait cru. La jeune femme a un certain talent pour mettre les choses en perspective, et surtout une capacité à ne pas juger dont il n'a pas encore vu les limites. Il n'aurait pas pensé qu'il serait aussi facile de lui parler. Elle n'est pas comme les autres psys à qui il a eu l'occasion d'être envoyé au cours de sa carrière, en tous cas. Peut-être que c'est parce qu'il la connaît dans un autre contexte. Ou peut-être que c'est juste la toute première fois qu'il a réellement besoin d'aid...

2x02 - Électrochoc (1/17) - Comme chez soi

Lorsque la semelle de ses bottes de cuir atteint le perron, un cliquetis se fait entendre, et la porte s'ouvre comme par enchantement à son approche. De sa main à plat, elle pousse alors le battant, tout doucement, comme de peur de déranger. Une fois à l'intérieur, elle jette un coup d'œil à droite, puis à gauche, afin de repérer toute présence potentielle à proximité immédiate ; il y a des voix à bâbord. Après avoir fait volte-face, tout aussi furtivement qu'elle est entrée, la visiteuse referme derrière elle, toujours sans un bruit. Puis, elle se faufile dans la pièce d'où viennent toujours les voix, et où on ne l'attend pas : — Salut les Quanto ! Jena s'annonce avec enthousiasme à la famille attablée au petit-déjeuner. Père, fils aîné, et benjamine l'accueillent avec surprise mais engouement : — Jen ! Tu es rentrée ! Comment était le voyage ? s'exclame Markus le premier. Il se lève de suite pour venir la prendre dans ses bras. Son absence se f...

2x01 - Cause perdue (17/17) - "Oncle Sam a une copine !"

Tandis qu'il fait nuit dehors, Mae est dans sa chambre, en train de faire ses devoirs. À plat ventre sur son lit, chevilles croisées en l'air, elle complète des exercices en pianotant sur une tablette. Markus, de l'autre côté du couloir, est quant à lui occupé à parcourir une revue médicale sur son bureau. Il aura passé presque toute sa seconde partie de journée assis là. Et en ce qui concerne leur père, il prépare le dîner dans la cuisine. Tout est tranquille. Lorsque la sonnerie de la porte d'entrée retentit, signalant l'arrivée d'un visiteur qui n'aurait pas l'accès sur son SD, tous lèvent la tête de ce qu'ils sont en train de faire. C'est cependant la benjamine qui se dévoue avant les deux autres occupants actuels de la maison : — J'y vais ! elle annonce à la volée, descendant déjà les escaliers quatre à quatre. Ils n'attendent personne, surtout personne qui aurait besoin qu'on lui ouvre, mais c'est la moindre des choses qu...

2x01 - Cause perdue (16/17) - Ciel

Comme souligné par Mae plus tôt dans la journée, et comme l'ont remarqué un peu tous ceux qui l'ont côtoyé récemment, Mr. Uglow, l'infirmier du lycée Walter Payton, est ces deniers temps plutôt déprimé. Il aimerait dire que c'est uniquement à cause du geste désespéré de l'un des adolescents dont il a la charge, mais il préfère être honnête avec lui-même, et admettre que ça a beaucoup plus à voir avec l'absence de la belle Andy. À vrai dire, il n'a pas de chance, car chacune de ces deux raisons pour sa morosité ne fait qu'aggraver l'autre. Lorsque Brennen a fait irruption dans son bureau pour l'amener à Caesar, il n'a pas réfléchi, il a juste agi. Il était dans le moment, comme lorsqu'il travaillait aux urgences, pour le bien immédiat de son patient. Ce n'est que plus tard que la gravité de la situation l'avait frappé. Et sa première envie avait été d'en parler à la jolie blonde. Sauf que voilà, elle n'était pas passée le...

2x01 - Cause perdue (15/17) - Rideau

À l'Institut Lakeshore, les visites sont terminées pour la journée. De retour dans l'autre aile du complexe hospitalier, celle où habitent les patients, le Docteur Conway est assise à son bureau. Elle est en train de passer en revue les comptes rendus des autres soignants sur les activités de l'après-midi, avant de rentrer chez elle. Elle habite juste à côté, par souci de proximité en cas d'urgence, mais en dépit de cette décision, elle préfère tout de même ne pas ramener son travail à la maison. Alors qu'elle consulte d'un air grave la transcription de la thérapie de groupe du jour, insatisfaite par les propos d'une patiente en particulier, une ombre passe dans son champ de vision périphérique. Son regard est attiré vers le couloir, juste à temps pour entrevoir un pan de pyjama noir à gros pois rouges. — Setsuko ! elle interpelle la Japonaise, qui revient sur ses pas en entendant son prénom. Elle n'a pas de raison de penser qu'elle va être réprim...

2x01 - Cause perdue (14/17) - Viens là

En fin d'après-midi, Sam est installé au bureau de Patrick. Il est occupé à transférer une petite pile d'objets divers et variés de la surface du meuble à l'intérieur de ses tiroirs. Il en ouvre parfois plusieurs avant de décider dans lequel va ce qu'il tient en main ; difficile de ne pas perturber l'ordre établi par son collègue quand sa logique n'est pas la plus limpide à deviner. Un compartiment entier est dédié aux balles anti-stress, situé à l'opposé de celui réservé aux jouets de Sing Sing, mais c'est bien la seule décision qui ait du sens. Après ça, il y a un tiroir consacré à la nourriture, mais dans lequel se trouvent aussi bien une boîte de friandises pour chien qu'un paquet de chewing-gum. Les trophées de Patrick sont stockés avec son kit de nettoyage d'arme à feu, et ses bandages de boxe recouvrent ses écouteurs et ses menottes de rechange. Que ses gants de cuir, pour éviter de contaminer une scène de crime, soient rangés avec quelqu...