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2x07 - Atlas (13/20) - Friction

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Alors qu'il est en train de terminer de se rhabiller, suite à la douche qu'il a prise après sa partie de basket avec son oncle, un signal sonore attire l'attention de Markus vers son bureau. Tirant sur le bas de son polo vert pour l'ajuster, il se rapproche du meuble pour voir qui lui écrit. Sans surprise, il s'agit de Rob. C'est après tout la seule personne avec qui il communiquait déjà régulièrement par ce biais même alors que celui-ci n'était pas prisonnier du support numérique. Un symbole d'avertissement, deux tickets, et un calendrier sont affichés sur la surface : L'étudiant ne comprend pas, et fronce les sourcils. — De quoi tu parles ? Apparaissent alors sur la ligne suivante un chapeau de lauréat, une robe, un haut-de-forme, et deux danseurs : — C'est supposé signifier quoi, tout ça ? Mark continue de s'exclamer, de plus en plus perdu. Le lycée, les initiales W et P, ainsi qu'un chapeau de célébration laissent ...

2x07 - Atlas (12/20) - Cœur de rockeur

Allongé sur le dos, bras en croix, par terre au beau milieu du gymnase de Walter Payton, Jack contemple les poutres d'acier apparentes. Il y met une telle intensité qu'il n'entend ni l'une des lourdes portes métalliques s'ouvrir et se refermer, ni les pas qui s'approchent de lui ensuite. Après être parti de chez lui – ou de chez ses parents, parfois il n'est pas exactement certain que ce soit la même chose –, il a erré en ville pendant plusieurs heures. Il est passé par quelques musées, pour se perdre dans l'admiration de certaines de ses œuvres d'art favorites, établir machinalement la liste des toutes les failles de sécurité, et écouter les commentaires candides des visiteurs les moins avertis. Puis, lassé, il s'est laissé guidé par ses jambes, qui l'ont machinalement amené devant son lycée. Il est entré par effraction, comme de nombreuses fois auparavant, bien qu'aujourd'hui par ennui au lieu d'avec un but précis. En flânant à...

2x07 - Atlas (11/20) - Conseil d'orientation

Tout est flou. Un grand flou artistique qui s'étend depuis une éternité. Il fait chaud et froid, humide et sec, jour et nuit, tout en même temps. Les couleurs se ressemblent toutes et sont trop nombreuses à la fois. Et le vacarme ! Tellement de bruits. Des piaillements, des bruissements, des battements, des frottements, des voix, des grincements, des crissements, des bourdonnements, partout, tout le temps, sans interruption. Ni haut, ni bas, ni gauche, ni droite, devant, derrière, tout est pareil. Un grand flou qui s'étend à l'infini. Il y avait quelque chose de rassurant dans l'univers, au début. Une entité sécurisante à ses côtés, un semblant de point de repère. Des yeux d'un bleu céleste sous une mèche de jais, accompagnés d'une voix basse, familière sans être vraiment connue. Mais plus maintenant. Il est parti. Il avait peur, lui aussi, alors il lui a demandé de le laisser s'en aller. Et elle n'a pas su le retenir. Depuis, elle continue sa route, s...

2x07 - Atlas (10/20) - Cavalier

À plat ventre sur son lit, chevilles croisées en l'air et le menton sur un oreiller qu'elle serre entre ses bras, Ellen regarde un épisode d'une de ses séries préférées, sur une tablette en appui contre le mur en face d'elle. Elle l'a déjà vu, mais elle n'est pas d'humeur à rattraper son retard dans ceux qui viennent de sortir dernièrement. Elle n'est plus d'humeur à grand-chose, depuis son petit tête-à-tête avec Uglow en début de semaine. Elle a du mal à se sortir de l'esprit l'image de Mae lors de la prise d'otage. Sauf qu'elle est toute seule ; il n'y a ni Nelson pour la rassurer, ni Strauss pour s'interposer entre elle et les mercenaires. — Ma chérie ! Il y a un garçon à la porte pour toi, la voix de sa mère se fait soudain entendre depuis le rez-de-chaussée. L'appel fait froncer les sourcils à l'adolescente, et elle appuie sur le petit écran en face d'elle afin de mettre le narratif en pause. — Depuis quand...

2x07 - Atlas (9/20) - Fraternité

Après une première partie de matinée passée avec Iz, entre sieste et lecture tranquille, Sam est parti rendre visite à son frère et son neveu. Il est passé les voir tous les jours, depuis son retour bredouille de la capitale. La première nuit, l'inquiétude générale avait été tournée vers Jena, ses blessures encore fraîches et donc sensibles. À ce stade, Mae était sue accompagnée, certes de celui qui a très certainement expérimenté sur elle durant toute son absence, mais également surveillée par trois extraterrestres particulièrement motivés ; en s'efforçant de ne pas trop y penser, sa situation était donc presque tolérable. Mais quelques jours plus tard, alors que la brunette s'est relevée, n'y tenant plus d'être alitée, il leur est revenu aux oreilles que la benjamine de la famille était désormais toute seule dans la nature, et la tension était rapidement remontée. Pour ne pas se laisser gouverner par l'angoisse, Markus et son père ont choisi la même tactique ...

2x07 - Atlas (8/20) - Scène de ménage

De nouveau blonde, à son plus grand agacement après avoir pu arborer sa chevelure dans sa couleur instinctive pendant quelques jours encore après son intervention dans l'Est du continent, Andy laisse un petit portique en bois se refermer derrière elle. Elle s'avance dans la courte allée qui mène à l'entrée de la maisonnette, n'accordant qu'une attention passagère aux massifs de fleurs qui bordent son chemin. Du poing, elle vient frapper à la porte, puis remet ses mains dans les poches de sa veste en daim en attendant qu'on vienne ouvrir. — Andy ? Qu'est-ce que tu fais là ? s'exclame Holden en la découvrant, après être apparu de l'autre côté du seuil. — Je viens te voir, elle répond platement par l'évidence, dégageant une mèche dorée de son visage d'un mouvement de tête. — Je voulais dire : comment est-ce que tu sais où j'habite ? il précise sa question. Visiblement, il ne s'attendait pas à la voir ici, et pour plus d'une raiso...

2x07 - Atlas (7/20) - Retrouvailles

À Chicago comme partout ailleurs, les gratte-ciel se font rares. Entre l'abondance de place et la facilité de transport comme de communication, cela fait bien longtemps qu'on ne construit plus rien au-dessus de trois étages. À travers le monde, un bon nombre des tours préexistantes ont même été détruites, aussi bien intentionnellement que par des aléas environnementaux divers. Les seuls hauts édifices maintenus en état le sont pour la plupart pour des raisons historiques avant tout ; les avantages pratiques qu'ils présentent sont secondaires. Là où autrefois on trouvait des bureaux ou des habitations, il y a aujourd'hui plutôt des attractions, des murs d'escalades, des expositions, et parfois même des sites d'assemblage. Celui dans lequel Fred a décidé de passer son Samedi est en ce qui le concerne consacré à l'art citadin. Ce ne sont pourtant pas les sites en plein air qui manquent, mais elle a toujours apprécié de taguer en intérieur. Elle aime ne pas êtr...