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Onzième Jour - La belle (10/12)

Un déclic, satisfaisant même pour un néophyte comme moi, nous signale qu'Oscar a fini son ouvrage. Tout en essuyant son front sur sa manche, de son autre main elle rassemble les outils qu'elle a éparpillés autour d'elle au cours de ce qui n'a été ni plus ni moins qu'un tour de force. Je pense que le fait qu'elle ait passé plus de temps sur ce verrou que sur n'importe quel autre n'est pas étranger au fait que la porte en question est coulissante et non battante. Je suis très loin d'être un expert sur le sujet du crochetage de serrures, mais je connais les lois de la physique, et de ce que je l'ai vue faire à l'instant par rapport à toutes les fois précédentes, je déduis que les mécanismes qu'elle a dû forcer n'étaient pas exactement conventionnels. Après avoir fourré tout son matériel dans son sac et tiré la fermeture de ce dernier, elle passe une main dans ses cheveux, les ramenant en arrière, puis se redresse en prenant appui sur ses...

Onzième Jour - La belle (9/12)

Le pénitencier dans lequel est enfermé Clay me faisait déjà l'effet d'une forteresse de l'extérieur, et l'intérieur n'est pas beaucoup plus accueillant. C'est certainement intentionnel de la part des architectes ayant conçu puis révisé l'édifice, mais tout de même, je trouve que ça vaut la peine de le noter ; c'est dire si c'est réussi. Le grand portail d'entrée est suivi quelques mètres plus loin d'une autre porte. Dans le couloir légèrement lugubre entre ces deux passages, une petite vitrine, sur la droite, dans laquelle on ne voit d'abord personne, avant d'arriver à sa hauteur et d'y découvrir un garde inconscient sur le sol. La porte devant nous grésille, et alors qu'Oscar se précipite pour la pousser et ainsi faire cesser le bruit caractéristique, je m'empresse de figer la vidéo surveillant l'autre côté. Je relance celle concernant le grand portail dès que nous n'y figurons plus. LeX nous attend dans la procha...

Onzième Jour - La belle (8/12)

La pénombre et l'humidité du seuil de la planque n'étant pas des plus agréables, nous remontons les escaliers et allons attendre devant leur rambarde branlante, sur le trottoir. Aucun de nous n'ose s'appuyer sur la grille, et nous restons donc simplement debout en demi-cercle dans le froid. Le plus affecté par le climat est bien évidemment Dwight, suivi de ma personne, mais l'une de nos deux compagnons décédés a l'obligeance de faire semblant d'être tout aussi touchée par la température. Alors que Dwight sautille d'un pied sur l'autre pour se réchauffer et que je me retiens de faire de même, LeX glisse ses mains gantées dans les poches de son manteau, qu'elle resserre autour d'elle. Il est possible qu'Hannibal ne soit pas attentif, comme souvent, mais en le cas présent je pense plutôt qu'il n'est tout simplement pas en mesure de faire semblant. Il est plus déconcertant qu'on ne pourrait le croire de voir quelqu'un de parfa...