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Neuvième Jour - Semper Fidelis (5/8)

Je n'ai pas cru si bien penser. L'ultime lambeau restrictif enrobant l'énergie du Jardinier, d'ailleurs plus long, plus large, et plus consistant que les autres, achève à peine de se dérouler qu'un vrombissement monte en puissance, sans provenance bien définie. L'onde de choc qu'il annonçait ne tarde pas à se propager, me forçant à me jeter sur le côté, à plat ventre sur le sol, mes bras autour de ma tête. La quasi-totalité du sable de la plage est soulevé dans les airs par le souffle, et je me retrouve sur une sorte de dune, le sol sous moi protégé par ma présence. Je n'ose pourtant pas relever la tête, entendant les éléments se déchaîner à travers mes poignets collés à mes oreilles. Les grains de silice ne retombent même pas lorsque des trombes d'eaux s'abattent sur nous, à la fois en provenance du ciel et de l'océan. La mousson déclenchée se change bientôt en violente grêle, alors que l'eau du raz-de-marée monte en température, jusqu...

Neuvième Jour - Semper Fidelis (4/8)

À peine sommes-nous réapparus qu'Oscar éternue. Elle reçoit évidemment un nouveau regard en biais de la part de la Botaniste, et m'appelle au secours des yeux. Je ne peux que hausser lentement les épaules, essayant d'envoyer le plus clairement possible le message que la petite brune est comme ça tout le temps, il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Oz semble comprendre, mais décide tout de même de se déplacer de ma gauche jusqu'à ma droite, mettant le plus de distance possible entre elle et Viky. Je souris en secouant la tête, et reçoit un coup de coude dans les côtes en guise de récompense. Avec talent, c'est visé pile là où je me suis fait transpercer, mais je ne le remarque que parce que, apparemment, je suis plus chatouilleux à cet endroit que je ne l'étais avant. Mon organisme n'est pas toujours logique. Il l'est parfois, mais pas toujours. Nous nous trouvons dans un lieu entièrement blanc, du sol au plafond. Le seul élément qu'on peut dist...

Neuvième Jour - Semper Fidelis (3/8)

Je n'ai jamais été moins concentré sur les Mathématiques. Il a d'abord fallu que je persuade mon prof que ce que j'avais au visage n'avait rien de grave, sachant que j'ai dû tout recommencer lorsque j'ai malencontreusement remonté mes manches et dévoilé ma coupure à l'avant-bras droit, ainsi qu'au moment où il a remarqué la fine entaille qui barre mes premières phalanges gauches. Je ne dois qu'à ma nature Magnétique qu'il n'ait pas insisté plus que ça ; je crois qu'il est humainement impossible de relier mes blessures à la crise de folie d'un chat errant. Cet obstacle franchit, il a encore fallu que je subisse la lenteur dont il peut faire preuve pour écrire, et des évidences qui plus est. Ne pas avoir besoin de regarder ma montre pour avoir l'heure a en l'occurrence été un bénéfice total. Deux bonnes heures plus tard, je sors de la salle en remerciant mon enseignant. Et c'est sincère, même si je m'efforce immédiatem...