Huitième Jour - Credo (4/7)
Doucement, Oz porte à son visage la main qu'elle n'a pas posée sur le bras que j'ai autour de sa taille, effleurant la mienne, cherchant à se dégager de mon bâillon. Je retire ma main de sa bouche, puis finis de lui rendre son équilibre perdu pour la lâcher entièrement. Elle ne fait qu'un pas, pour se détacher de moi, mais nous restons tous les deux immobiles ensuite. Une grande fenêtre, quelques mètres sur notre droite, inonde de lumière le nouveau couloir dans lequel nous venons de faire irruption. Pourtant, il aurait sans doute mieux fallu que nous restions dans le noir, pour cette fois. En dehors des nombreuses portes que tous les couloirs dans ce bâtiment de malheur doivent comporter, ce corridor-ci a la particularité d'avoir des espèces de vitrines incrustées dans ses murs. Certaines exposent des roches, d'autres des animaux empaillés, ou encore des collections entomologiques. C'est assez glauque. Le pire, cependant, reste les taches et traînées de san...