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Huitième Jour - Credo (4/7)

Doucement, Oz porte à son visage la main qu'elle n'a pas posée sur le bras que j'ai autour de sa taille, effleurant la mienne, cherchant à se dégager de mon bâillon. Je retire ma main de sa bouche, puis finis de lui rendre son équilibre perdu pour la lâcher entièrement. Elle ne fait qu'un pas, pour se détacher de moi, mais nous restons tous les deux immobiles ensuite. Une grande fenêtre, quelques mètres sur notre droite, inonde de lumière le nouveau couloir dans lequel nous venons de faire irruption. Pourtant, il aurait sans doute mieux fallu que nous restions dans le noir, pour cette fois. En dehors des nombreuses portes que tous les couloirs dans ce bâtiment de malheur doivent comporter, ce corridor-ci a la particularité d'avoir des espèces de vitrines incrustées dans ses murs. Certaines exposent des roches, d'autres des animaux empaillés, ou encore des collections entomologiques. C'est assez glauque. Le pire, cependant, reste les taches et traînées de san...

Huitième Jour - Credo (3/7)

Cette histoire d'immunité magnétique laisse sérieusement à désirer. En théorie, Perry n'est pas un danger pour moi. Il en va d'ailleurs de même pour tous les dérivés du même type, et par là j'entends plus magiques que physiques. Mais, lui comme les autres, peut affecter mon environnement, et donc indirectement m'atteindre. Autre problème : si je suis naturellement cuirassé, je suis totalement incapable de servir de protection pour qui ou quoi que ce soit autour de moi. Tout bien considéré, quand Perry a… explosé – puisqu'il faut utiliser un mot – j'ai su d'avance que je ne subirais de dommages physiques que si le building s'effondrait, à titre d'exemple de catastrophe parmi tant d'autres. J'ai également su que si j'étais endommagé, mieux vaudrait ne pas voir l'état des autres autour de moi. Dès que ma tête arrête de tourner, avant même d'ouvrir les yeux, je resserre l'étreinte que j'ai sur Oscar. Elle est toujours là...

Huitième Jour - Credo (2/7)

Je suis réveillé par une démangeaison sur mon flanc droit, mais la présence d'une chaleur humaine sur ma gauche me retient de bouger. Je tourne la tête pour découvrir une longue chevelure brune étalée sur mon bras. Oscar s'est endormie la tête sur mon épaule, recroquevillée contre moi. Je souris. À la base, elle n'avait pas prévu de dormir, il me semble. Je me demande comment elle s'est retrouvée collée à moi. Un album est posé sur le bord de la table basse. Elle devait être en train de le feuilleter avant d'être vaincue par la fatigue. Je lève les yeux au ciel lorsque je me rends compte que c'est le recueil de croquis que Dwight m'a fait tenir après que j'ai dessiné le visage masqué de Perry plus de deux douzaines de fois. Il y a quelques autres dérivés là-dedans, que j'ai dû esquisser pour diverses raisons, notamment un certain ennui croissant en cours, mais le Jardinier Suspendu est mon travail le plus récurrent, évidemment. Génial. Faisant très...