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Septième Jour - Par intraveineuse (5/7)

Les heures défilent relativement vite alors que Dwight me conte avec animation des aventures qu'il a traversées avec Josh, ainsi que certaines de ses propres histoires de chasses avant de le rencontrer, et même des récits qui ne lui appartiennent pas exactement. Le premier livre était un album photo, le second un livre d'Histoire, le troisième un bestiaire, et ça continue encore, mais j'aurais peur de me tromper dans l'ordre. Le Jumper – puisqu'il m'explique à un moment donné ce dont il est capable, à grand renfort de fierté mais sans démonstration concrète – me montre ses plus belles cicatrices qui sont tout de même présentables, et je finis par lui en montrer quelques-unes des miennes ; on s'arrange en général tous les deux pour rester évasifs sur les circonstances exactes de leur obtention, mais on rigole bien quand même. Il partage aussi avec moi toutes les façons dont il est capable de s'occuper, seul dans cet appartement, même sans Luther, et je m...

Septième Jour - Par intraveineuse (4/7)

Lorsque quelqu'un daigne retourner à l'appartement, je suis assise par terre, adossée à la porte ouverte de la chambre, mes genoux ramenés à moi. D'où je suis, je ne peux pas voir qui rentre, et c'est l'idée, en fait. Ils m'ont laissée toute seule pendant même pas cinq minutes, mais seule avec mes théories, ça m'a paru une heure. LeX n'avait finalement pas tort ; je suis encore à fleur de peau. Je ne sais pas exactement qu'est-ce qui m'y a mise, mais j'y suis. J'entends plusieurs bruits de pas distincts, mais du peu que je sais, ça peut signifier qu'il y a plus de monde que ça. Ce que j'entends surtout, ce sont toujours ces voix qui se disputent, bien qu'elles aient un peu baissé le ton. Lorsqu'elles passent le pas de la porte, j'arrive à distinguer l'échange qui a lieu. — Nan mais oublie, j' dit, c'pas grave, lâche une voix grave que je pense avoir déjà entendue. — Quand est-ce que tu vas te décider à...

Septième Jour - Par intraveineuse (3/7)

Vik est debout en face de moi, à l'autre bout de la pièce, et elle me fixe sans gêne. Hannibal ne bouge pas, il est toujours assis sur le dossier du canapé, jambes tendues, chevilles croisées, mains dans les poches, tête baissée. Mais quelque chose me dit qu'il a quand même enregistré le fait que nous ne sommes plus tout seuls. Son comportement, et le fait que Vik se mette à sourire d'une étrange façon, me font penser que quelque chose cloche. Lorsque la petite brune me tourne le dos et commence à parcourir des yeux les tranches des livres disposés sur les étagères autour d'elle, le sentiment s'intensifie. Et l'arrivée d'un félin plus grand que nature, au pelage noir brossé d'argent et de rouge grenat, ne fait que confirmer mon malaise. Mes yeux s'agrandissent et je recule d'un pas mais, comme ce matin, ma tentative de fuite incontrôlée est arrêtée, par un mur cette fois. J'y reste plaquée, pétrifiée. Ni Vik ni Hannibal n'ont l'air de...