2x08 - L'eau qui dort (17/19) - Juges et partis
Assis en avant sur l'un des fauteuils du salon des Quanto, Patrick est en pleine réflexion, ses coudes sur ses genoux et le bas de son visage entre ses mains. Dans un autre siège de la pièce, Alek est plongé dans un silence tout aussi confondu, son regard perdu dans le vide tandis qu'il fait distraitement passer ses doigts dans sa barbe. L'un comme l'autre des deux hommes est en train d'assimiler tout ce qui vient de leur être présenté par Sam, quant à lui dans le canapé en face d'eux, Sing Sing couché à ses pieds. Bien qu'il compte évidemment leur laisser tout le temps qu'il leur faut pour analyser la proposition de Kayle, le maître-chien est tout de même impatient d'obtenir leurs premières réactions.
Suite à son entrevue avec l'ancien tueur en série, il n'a pas attendu très longtemps avant d'en rediscuter avec Chuck, dont la visite au commissariat n'était finalement pas aussi impromptue qu'ils ont laissé Fred le croire. Et il n'a ensuite pas souhaité laisser s'écouler beaucoup plus de temps encore avant de mettre le reste des partis intéressés dans la boucle. Ils ont déjà suffisamment de difficulté à gérer qui sait quoi dans cette histoire sans ajouter de nouveaux décalages de niveaux d'information superflus.
Par chance, tous les périmètres ne sont pas aussi compliqués à baliser les uns que les autres. Les Kampbell, par exemple, se sont gracieusement retirés à l'arrivée de Randers. Certes, leur départ n'a pas été seulement dû à leur champ d'action qu'ils ont senti sur le point d'être dépassé par la discussion, mais le résultat est le même. Ils géreront le fait que certains de leurs alliés ne sont pas à l'aise à la présence de porteurs de badges plus tard.
Avec Markus qui n'est pas encore revenu de ses fonctions de chaperon, les trois hommes sont donc seuls pour délibérer. Caroline et Robert sont a priori dans la maison mais occupés à autre chose. Pour des intervenants qu'il est justement presque impossible d'empêcher de tout savoir sur tout, ils prennent de toute manière rarement part aux débats.
— Donc, si j'ai bien compris, il n'arriverait jamais à la prison ? est la première remarque de Patrick, lorsqu'il se décide enfin à dire quelque chose.
Sam s'est efforcé d'être aussi exhaustif que possible dans son exposé, mais certaines incertitudes persistent malgré tout. Et même s'ils devaient accepter la proposition et quoi que Kayle revendique, le plan est de toute façon encore loin d'être au point. D'autant qu'il repose en grande partie sur le réveil de Mae et surtout sa capacité à passer l'inspection que lui feront inévitablement subir les services de secours à son retour, quelles qu'en soient les circonstances exactes. Or, l'une comme l'autre de ces conditions est loin d'être acquise, à ce stade.
— Ça dépend. Il voudrait se faire abattre pendant son transfert, mais je suis pas à l'aise avec l'idée de laisser un collègue porter ça sur sa conscience. J'en ai discuté avec Chuck, et le suicide en détention est envisageable. À mon avis, ce serait une meilleure option. Ça collerait un peu moins à son profil, mais je préfère encore ça à laisser croire qu'il s'est enfui.
L'oncle répond du mieux qu'il peut avec les éléments qu'il a. Il comprend l'objection. Ça ne l'enchante pas non plus que le monde n'ait pas l'opportunité de voir l'infâme tueur en série moisir en prison, mais il transige. Il est bien obligé d'admettre qu'enfermer un Homien sur le long terme serait idiot voire carrément dangereux. Et si Kayle n'acceptait pas de jouer les boucs émissaires pour un crime qu'il n'a en l'occurrence pas commis, l'enquête sur ceux qu'il a effectivement perpétrés resterait ouverte à jamais. Il n'estime pas pour autant que la Justice sera servie dans ce scenario, loin s'en faut, mais c'est mieux que rien. Ils n'obtiendront jamais mieux. Et ça pourrait garantir la sécurité de toute sa famille, ce qui reste sa priorité à l'heure actuelle, peu importe combien il s'en veut parfois, lorsqu'il essaye de prendre du recul.
— Alors que ce sera le cas, non ? Il va se relever et s'éclipser dès que les légistes auront le dos tourné, ou un truc du genre, insiste Randers.
Il est beaucoup moins enclin à s'accommoder de cette potentielle conclusion grâce à laquelle, à son sens, un monstre passe entre les mailles du filet.
— Il laisserait un cadavre derrière lui. Il a l'air de dire qu'il peut abandonner un corps humain, explique son équipier.
Il n'entre pas dans les détails, et en frissonne même un peu. Il préfère encore éviter de se demander comment tout ça fonctionne exactement.
— Et aller où ? Dans le trou noir d'où ses petits copains l'ont tiré ? poursuit Pat en montant d'un demi ton.
Ce n'est pas la logistique qui le dérange, lui, mais bel et bien le résultat. Chaque jour que Kayle est encore parmi eux, libre de ses mouvements, est un jour de trop. Ses congénères l'assurent qu'ils l'ont sous contrôle, et il n'a effectivement pas resquillé depuis qu'ils l'ont ressorti du placard, parfaitement coopératif quant aux instructions qu'il reçoit au sujet de là où il est supposé se trouver et quand. Mais ça ne suffit pas. Il reste dangereux. Juste parce qu'il a potentiellement perdu sa motivation pour tuer ne signifie en rien qu'il n'en est plus capable. Il l'a même prouvé, le jour de leur descente chez DG. La seule chose qui rend les deux morts de ce jour-là à peu près supportables pour l'inspecteur est le fait que, si l'infiltration avait été faite différemment, par d'autres moyens, il y aurait sans doute eu encore plus de victimes à déplorer.
— Si c'est ce qu'on décide.
Voilà tout ce que peut lui offrir Sam. Le maître-chien pensait considérer l'offre de Kayle dans un premier temps, puis songer à son sort ultérieur dans un second seulement. Il était initialement prévu que le tueur en série retourne à son état indéterminé immédiatement après le sauvetage de Mae, c'est vrai. Cependant, le besoin de la traquer après qu'ils ont été contraints de la laisser partir dans la nature, et ensuite l'insistance de Ben à son retour à la maison qu'il ne pourrait pas surveiller son état de santé convenablement sans l'aide du blondinet de l'Espace, les avaient amenés à changer leurs plans. Au moment où il a été accordé, le sursis n'a enchanté personne, mais l'oncle s'est fait une raison, depuis, et il se dit qu'ils ne sont plus à quelques jours près. À l'inverse, en ce qui le concerne, Randers ronge son frein depuis lors et n'a qu'une hâte, c'est que le psychopathe soit remis hors d'état de nuire.
Objectivement, la priorité pour le moment reste néanmoins de pouvoir expliquer le retour de Mae sans avoir à divulguer son passage par DeinoGene. Même si rien ne lui avait été fait là-bas, le doute planerait toujours, et elle serait en danger d'une politique de tolérance zéro. Il faut une narration alternative de ce qui lui est arrivé le mois passé, et il faut qu'elle soit suffisamment plausible pour que personne n'y regarde à deux fois.
En y réfléchissant bien, l'adolescente aurait réalistement pu être enlevée pour trois raisons :
- Son père, qui est bien évidemment hors du champ des explications possibles qu'ils peuvent donner puisqu'il est la cause réelle de sa disparition, même s'ils arrivaient à lui trouver d'autres ennemis que le Docteur Vurt.
- Son oncle, qui reste une option même si ce n'est pas Eugène qu'ils décident d'accuser, grâce à la multitude de criminels qu'il a provoqués au cours de sa carrière et quoi qu'en dise l'analyse d'Iz sur leur incompatibilité présumée à un tel forfait.
- Un acte de violence aléatoire ou presque par un tiers parti inconnu, ce qui serait arrangeant mais beaucoup plus difficile à justifier de manière crédible.
D'autres contraintes du conte qu'ils se voient obligés de broder sont aussi que Fred et Iz sont au courant qu'un lien existe avec le laboratoire, sans compter Brennen, qui en a vu le logo sur les uniformes des mercenaires. DG ne peut donc pas être totalement exclu du dossier qu'ils finiront par falsifier, mais plus lointaine la connexion sera, mieux tout le monde se portera.
Jusqu'ici, aussi dérangeante puisse-t-elle être, la proposition de Kayle coche toutes les cases requises. Et ce n'est pas le cas de tout ce qu'ils ont pu envisager auparavant pour couvrir les divers intervenants. Patrick semble s'en rendre compte, mais il reste malheureusement focalisé sur la partie gênante de la démarche, comme si elle n'était pas négociable.
— Pourquoi on en déciderait autrement ? il continue dans son objection à laisser le tueur s'en tirer à si bon compte.
— Parce qu'il participe à maintenir ma fille en vie, intervient soudain Alek.
C'est la première fois qu'il prend la parole depuis que son frère a fini son exposé. Il ne perçoit de toute évidence pas l'alien blond de la même manière que l'inspecteur. Randers reste avec le souvenir traumatisant de leur violente rencontre, mais aussi de toutes les scènes de crime qu'il a laissées derrière lui avant qu'on ne le rattrape. Il n'a oublié aucune de ses victimes, ni les horreurs qu'il leur a fait subir pour certaines. Le père de famille, lui, n'a fait la connaissance de Kayle qu'en tant qu'élément essentiel au sauvetage de sa fille. Il a beau avoir été informé de son passé, aussi bien par les mots que les images, depuis qu'il le connaît il n'a été rien d'autre qu'indispensable, si certes pour le moins étrange dans sa façon d'être. Il admet volontiers être loin de comprendre ce que les Homiens ont fait à leur congénère en lui redonnant une enveloppe corporelle, mais il reste néanmoins intimement persuadé qu'ils n'ont pas ramené la même personne que celle qu'ils avaient arrêtée en premier lieu. Il n'arrive tout bonnement pas à s'en convaincre.
Les yeux sombres du père de famille se braquent dans ceux plus clairs de l'inspecteur, qui en détourne la tête en soupirant. Il ne peut pas décemment nier cet argument en bloc.
— D'ici là, elle sera réveillée, il répond tout de même, quoique presque dans un marmonnement.
— Il n'est plus celui qui t'a tiré dessus, persiste l'ingénieur.
Il lutte pour se mettre à la place de celui à qui il s'adresse autant qu'il voudrait qu'il se mette à la sienne, mais ce n'est pas une mince affaire pour lui. Il peut tout à fait comprendre à quel point il est difficile pour Patrick de voir Kayle en liberté. Il l'a même trouvé particulièrement patient à ce sujet, et ce malgré ses protestations parfois bruyantes. Mais même en le sachant têtu, il le sait aussi d'une certaine perspicacité. Il se rend forcément compte que Kayle n'est plus celui qu'il a pourchassé. Pourquoi est-ce qu'il n'arrive pas à mettre sa rancœur de côté, ne serait-ce que le temps que toute cette histoire se tasse ?
— Il est toujours celui qui a massacré toutes ces personnes, oppose l'inspecteur.
Il est péremptoire dans sa propre conviction, et pointe même un index vers le sol pour souligner son propos. Kayle n'est pas un amnésique, et il ne montre aucun remord. Qu'on ait réussi à mettre un terme à sa folie meurtrière ne l'absout de rien du tout !
— Quoi qu'il en soit, je ne pense pas que nos lois lui soient applicables de toute façon, souligne Alek.
Leur avis sur la question importe peu, en fin de compte, et il espère que ce soit une bonne porte de sortie de ce débat stérile. Il n'a pas l'impression qu'ils vont être capables de se convaincre l'un l'autre, ne serait-ce que parce qu'ils sont chacun conscient que l'autre n'a pas entièrement tort.
— C'est la meilleure ! éclate alors Patrick.
Se levant de son siège, il se tourne vers la fenêtre derrière lui, furibond.
— Tout ce que je suis en train de dire, c'est qu'il a été jugé par ses pairs une fois auparavant, et ça a fonctionné ; plus de meurtres. Est-ce que le plus sage ne serait pas de leur laisser la main à nouveau ?
Alek reste très calme et tout à fait pragmatique. Il ne se sent pas qualifié pour rendre un verdict en le cas présent. Ni objectif, d'ailleurs. De plus, leurs amis venus de l'Espace ont toujours respecté leurs décisions lorsqu'il s'agissait de gérer leurs propres problèmes, et il ne voit pas de raison de ne pas leur rendre la pareille. Rien que le fait qu'ils n'aient aucune idée claire de ce qu'il était advenu de Kayle exactement, entre sa capture et le moment où il a été ramené dans une baignoire dans une cave, devrait leur ôter la légitimité d'exiger que ce soit réitéré. Comment passer une sentence qu'on ne peut pas estimer ?
— Ils nous ont demandé notre avis, et je suggère qu'on le leur donne ! rappelle Randers par-dessus son épaule.
Il n'est que trop conscient de la seule raison de son implication dans cette histoire. Si Ben l'a mis dans la confidence de l'existence de vie sur une autre planète, c'est uniquement parce que le retour de Kayle le concernait. Il a été intégré à l'équipe dans le seul et unique but de se faire entendre. Il n'a pas participé à l'opération de sauvetage en elle-même, et ce n'était de toute façon pas prévu initialement. Il est un vote, un membre du conseil. Et il a l'intention de le revendiquer.
— Notre avis, oui, pas le verdict final. Je n'ai pas l'impression de pouvoir entièrement appréhender la situation, ici, continue de tempérer le patriarche.
— Stop ! Ça suffit !
C'est Sam qui coupe court à l'échange avant que son coéquipier n'ait pu répliquer. Il est clair qu'aucun des partis dans cet échange n'écoute de toute façon réellement l'autre. Se levant à son tour, il tend une main vers chacun. À ses pieds, Sing Sing passe de couché à assis, content qu'il soit de retour dans la discussion. Il a un peu laissé le sujet glisser lorsqu'Alek a pris la parole, mais il compte bien reprendre les rênes.
— Quoi ? Tu m'as pas fait venir pour qu'on prenne une décision ? s'étonne Patrick de son intervention, bouillant.
Une fois qu'il est monté dans les tours, il lui est extrêmement difficile d'en redescendre. C'est son problème principal, la raison pour laquelle il est si souvent mis sur le banc voire carrément mis à pied.
— Je t'ai fait venir pour vous informer. Je ne m'attends pas à ce qu'on ait décidé de quoi que ce soit ce soir. Je ne sais pas comment on pourrait de toute manière, parce qu'honnêtement, je ne sais pas sur quel pied danser. Et de toute façon, tant que Mae n'est pas réveillée, on ne peut rien faire. Et ça ne risque pas d'arriver tant que Siegfried et Vladas ne nous auront pas ramené un scientifique fou. Donc, on a le temps de débattre. Alors, je suggère qu'on le mette à profit, l'oncle rectifie le tir.
Il capte plusieurs fois tour à tour le regard de ses deux interlocuteurs pendant son discours, pour s'assurer qu'ils acceptent l'un comme l'autre de l'entendre.
— Avec tout le respect que je te dois, la dernière fois qu'on a débattu, il me semblait qu'on avait décidé que le retour de l'autre cinglé serait temporaire, se permet d'objecter son partenaire.
La légitimité de sa remarque fait grimacer Sam.
— Je sais. Je me souviens. Et ça peut encore l'être. Les circonstances ont changé et on s'est adapté, c'est tout.
Il peut reconnaître que tout ne s'est pas toujours déroulé comme prévu dans cette opération. Personne n'était supposé être blessé, et Jena était revenue en vrac. Personne n'était supposé être tué, et le Docteur Vurt et l'une de ses subalternes avaient fait les frais d'un Kayle sans supervision directe. Ils étaient supposés ramener Mae sur-le-champ, et elle s'était enfuie avec l'un de ceux des griffes de qui ils étaient pourtant venus la tirer. Tout était supposé pouvoir être réglé à son retour, mais sa condition les laisse déboussolés encore aujourd'hui.
— D'abord, il devait rester que jusqu'à ce qu'on ait libéré Mae. Et ensuite, il est resté pour la pister à travers les bois. Et maintenant, son excuse, c'est qu'elle est dans un état qu'on ne sait pas gérer. Visiblement, il veut aussi se faire absoudre de tous ses crimes passés. Ça va aller jusqu'où, comme ça ? énumère Randers de son côté.
Il a lui aussi en tête tous les aléas rencontrés, mais il est particulièrement interpellé par l'impact étonnamment positif de tous ces contretemps sur Kayle. Tout semble curieusement aller dans son sens, et ça commence à lui paraître suspect. Ce qu'il n'arrive pas à comprendre, c'est pourquoi il semble être le seul que ça dérange.
— Ben dit qu'il a besoin de lui, objecte son équipier, prenant le Soigneur à témoin.
Il sait que Patrick a une relation toute particulière avec le mécanicien. Il l'appréciait déjà avant de savoir qu'il lui avait sauvé la vie. De tous les visiteurs venus d'ailleurs, c'est le seul avec qui il est à peu près à l'aise. Et pour encore souligner sa fiabilité, Ben est venu sur cette planète dans le seul et unique but de stopper le tueur en série. En toute occasion, il s'est toujours illustré par sa compassion et son instinct de protéger. Il est digne de confiance, il l'a mérité. Il ne cautionnerait pas Kayle s'il présentait encore un réel danger.
— Conneries ! Ben est tout aussi doué que l'autre cinglé si ce n'est plus. C'est juste qu'il défendrait n'importe qui. Il est comme un chérubin… venu de l'Espace, réfute tout de même Randers, jetant brièvement sa main en l'air et secouant la tête.
— Je ne suis pas prêt à prendre ce risque, intervient Alek, devançant Sam sur ce sentiment.
— Alors c'est vrai : on ne va pas décider de quoi que ce soit ce soir, conclut le plus jeune des deux inspecteurs, se fermant pour de bon.
Rejoignant le couloir dans son élan d'exaspération, il attrape sa veste sur le porte-manteau du hall d'entrée puis quitte la maison. Son coéquipier ne fait aucun effort pour le retenir et incite son frère du geste à en faire de même. Il sait par expérience combien ce serait peine perdue. Quand il bute sur quelque chose, presque rien ne raisonne Patrick à part la violence, et Sam n'a aucune envie d'en arriver là avec lui ici. Il va se calmer tout seul, peser le pour et le contre, et revenir de lui-même sur la question à tête reposée. Il suffit d'attendre, et ils devraient pouvoir avoir un débat constructif qui mènera quelque part. Avec un peu d'espoir.
Toujours dans son fauteuil, Alek ferme les yeux, baisse le menton, puis prend sa tête dans ses mains. Il se désole d'être à l'origine d'une telle friction entre les deux partenaires. Encore. Ce n'est pas intentionnellement que son dernier argument est sorti d'un ton aussi sans appel. Il ne voulait pas envoyer Patrick sur les roses. Même sans qu'il ait participé à l'intervention, il le considère comme faisant partie intégrante de leur étrange rassemblement. Il aurait pu choisir de les dénoncer. Dès le départ, même avant d'apprendre les origines de Ben et se colocataires, il aurait pu décider de faire appliquer la régulation en vigueur, et condamner Caroline, Mae, et Robert. Mais il ne l'a pas fait. Il a été de leur côté de suite. Il mérite donc une voix au chapitre, mais l'ingénieur ne sait pas trop comment la lui donner en l'occurrence. Pas quand il est question de la vie de sa benjamine.
Commentaires
Enregistrer un commentaire
Alors ? Ça vous a plu ?