2x06 - Coup de poing (13/19) - Départ

Les trois agents d'intervention sont à l'étage, dans la chambre de Markus, pour se changer dans leurs tenues de camouflage. Ils en ont également fournies à tous les extraterrestres les accompagnant, mais ceux-ci ont déclaré préférer les intégrer que les revêtir. Cette idée a été acceptée sans que plus de détails ne soient demandés. Du moment qu'ils donnent l'assurance d'être tout aussi bien dissimulés que le reste de l'équipe, peu importe comment ils se débrouillent.

Noires lorsqu'inertes, les ensembles en question sont dotés d'une nanotechnologie permettant le renvoi de la longueur d'onde lumineuse reçue de l'autre côté du porteur, le rendant essentiellement transparent. C'est loin d'être absolument parfait, vu de près, mais à une distance raisonnable, ça donne sacrément bien le change. Alek a souri en découvrant qu'ils utilisaient cette technique, sur l'ancêtre de laquelle il a travaillé pendant ses études. C'est un vêtement qui donne un peu froid car il requiert l'énergie corporelle pour fonctionner, mais à part une contrindication de port prolongé, ça fonctionne à merveille.

Les aliens se trouvent tous les six dans le salon, consommant plus les vêtements que ne les passant sur eux, la matière se fondant à celle de ce qu'ils portent déjà par simple apposition, et le mélange s'adaptant ensuite à la silhouette de chacun comme par enchantement. Ben est le plus amusé par les nanites, tandis que Strauss est celui qui a le plus de mal à se les approprier. Andy et Chad restent impassibles, occupés à surveiller Kayle du coin de l'œil, qui n'affiche en ce qui le concerne aucune émotion particulière, si ce n'est un léger agacement au bracelet à son poignet.

Dans l'encadrement de la porte de la salle à manger, bras croisés, Patrick observe tout ce petit monde. Il s'est placé stratégiquement de manière à conserver sa bête noire hors de son champ de vision. La façon dont les extraterrestres ajustent leurs tenues a quelque chose d'un effet spécial, comme une scène tout droit sortie d'un film de science-fiction. Ou bien d'un documentaire animalier sur ces bestioles insolites que les zoologistes dénichent parfois dans les milieux les plus hostiles du monde.

— Et on peut me dire pourquoi vous avez besoin d'être une dizaine ? Ça paraît beaucoup, il demande tout à coup à Chuck, le plus proche de lui.

— Miss Jena, Vladas, et Siegfried sont l'équipe originelle ; on a besoin de leur expertise technique. Kayle est essentiel au succès de l'opération, et où il va, Chad et moi allons, pour des questions de sécurité, et à votre demande. En ce qui concerne Strauss, il tient à être du voyage pour Maena, et Ben et Andy comptent bien assurer ses arrières. Mais quoi qu'il en soit, on n'est jamais trop d'Homiens sur le terrain, ne t'inquiète pas. À toutes fins utiles, cette équipe ne compte que quatre membres. Et demi, répond posément le Diplomate.

De sa main sur son cou, il finit d'ajuster son col roulé. Il a enfin délaissé son éternel costume, mais il n'a pas vraiment l'air moins élégant dans cette tenue que la précédente.

— Et Sam ? poursuit l'inspecteur.

Il désigne d'un mouvement de tête le Rottweiler assis derrière lui. La bête attend sagement au pied des escaliers que son humain revienne de se changer, à l'étage, dans la chambre de son frère. L'animal est lui aussi en tenue de camouflage, prêt à l'action. Il a été le premier à être équipé, par souci de simplicité. Bien qu'il puisse sentir l'appréhension de tout le monde autour de lui, et soit qui plus est entouré de créatures qu'il ne comprend toujours pas tout à fait même alors qu'il s'est habitué à leur présence ces derniers jours, le molosse semble serein, langue pendante.

— Maena est sa nièce ; il aurait été difficile de le garder éloigner du front. De plus, Sing Sing va nous faciliter une manœuvre autrement épineuse.

Chuck a réponse à tout. Et il ne se formalise pas que Randers ne s'intéresse que maintenant aux tenants et aboutissant de leur plan d'action. Étant donné son aversion pour Kayle, sa participation aux préparatifs de l'opération n'est pas allée au-delà de son aval pour ramener le serial killer, et personne ne lui en tient rigueur.

— Vous pouvez passer à travers les murs et sécréter vos vêtements, mais pas rentrer dans un espace confiné ? se permet de s'étonner l'enquêteur.

Il hausse un sourcil, ce qui ajoute à sa posture méfiante.

— On peut. Mais ça prend du temps et de l'énergie qui seront mieux dépensés ailleurs, une fois sur place, se défend l'alien sans la moindre animosité.

Il peut tout à fait comprendre la motivation derrière toutes ces questions de dernière minute. Il n'a pas travaillé avec lui longtemps, ni même étroitement, que ce soit lors de leur traque de Kayle il y a quelques mois ou ces derniers jours, mais ça lui a suffi pour déterminer que l'inspecteur est un homme de peu de mots. Il n'a pratiquement pas échangé avec eux depuis qu'il a appris qu'ils venaient d'une autre planète, mais il n'était pas beaucoup plus loquace avec lui alors qu'il le voyait comme un agent de la Sécurité Intérieure tout ce qu'il y a de plus normal. Il n'y a bien que l'inquiétude pour lui délier la langue de la sorte.

— Et je suis désolé si ça franchit une barrière culturelle ou quoi, mais il faut que je demande : blondie, pourquoi elle a les cheveux bleus, exactement ? poursuit Patrick dans ses interrogations.

Cette fois, c'est l'auparavant jolie blonde qu'il désigne du menton. Elle est justement en train de dissimuler sa chevelure bleutée sous un bonnet noir, non sans grimacer au contact du vêtement qui lui est totalement étranger, contrairement au reste de sa tenue, qu'elle maîtrise.

— Oh. C'est sa teinte naturelle. Elle la dissimule usuellement par du blond pour des questions de discrétion, mais encore une fois, ça demande un certain temps et une dépense d'énergie en l'occurrence superflue, explique Chuck, nullement offensé par la question.

Il est à vrai dire beaucoup plus curieux quant à la faible variabilité phénotypique humaine en ce qui concerne les coloris de cheveux. Avec tout ce temps passé au sommet de la chaîne alimentaire, ils auraient pu se permettre de développer des mutations un peu plus originales qu'un dégradé autour du orange, du jaune, et du marron. Le hasard de l'évolution le laissera toujours pantois.

— Mais vous décidez de votre apparence, pourtant, non ? Randers cherche à confirmer en fronçant les sourcils.

Il se demande s'il a finalement jamais compris quoi que ce soit à leur sujet depuis qu'il est au courant de leur existence. C'est pourtant la première chose que Markus a remis en question, lorsqu'ils ont fait leur petit pitch.

— Pour une espèce donnée, on s'arrête en fait sur l'état à l'entropie la plus élevée pour nous en tant qu'individu. Je pourrais te ressembler, ou à n'importe qui d'autre, mais ça me demanderait un niveau de concentration et une quantité d'énergie énormes. Ma forme humanoïde la plus stable est celle-ci. Ne me demande pas pourquoi pas une autre, car je ne saurais pas te le dire, répond le grand blond toujours aussi calmement.

Il termine par un sourire amusé à sa propre ignorance, chose rare. Sans ADN natif pour leur dicter leur développement, le facteur déterminant de leurs diverses apparences préférentielles est peu clair. Certains supputent qu'il résiderait dans leur signal vital, mais peu adhèrent à cette théorie, car aucune évolution caractérielle n'a jamais entraîné de changement d'apparence pour aucun Homien que ce soit. D'autres présument qu'il s'agit d'un aléa environnemental acquis, un peu comme les empreintes digitales chez les Humains, la première forme prise celle qu'on gardera toujours. Finalement, le mystère reste entier, sans que quiconque ne s'en formalise outre mesure.

— D'accord. De toute façon on va s'arrêter là, parce que j'ai mal à la tête, Pat accepte sans demander plus de détails.

Certains termes employés lui sont carrément inconnus. Il regretterait presque d'avoir poussé la question. L'assurance avec laquelle lui a répondu Chuck le tranquillise un peu, ceci dit.

— J'aurais apprécié de t'avoir à nos côtés pour cette intervention, mais je pense que nous avons toutes les cartes en mains pour nous en sortir, enchaîne le Diplomate.

Il est désireux de diminuer encore l'anxiété de son interlocuteur. Leur conversation ne l'a pas encore suffisamment réduite à son goût.

— J'espère. De toute façon, je suis pas allé sur le terrain depuis un bail. Et la dernière fois, j'ai failli mourir. Parce que deux membres de votre équipe m'ont tiré dessus. Chacun leur tour, réplique Randers.

Il a découpé sa prise de parole parce qu'il ne s'était pas attendu à ce que ses raisons pour rester sur le banc aillent au-delà de sa première phrase.

— Et est-ce que tu as des séquelles, huh ? lui lance soudain Andy.

Bien sûr, rien de la discussion ne lui a échappé. Et elle se sent inévitablement attaquée par le ton de cette dernière déclaration. Car elle l'est.

— Ça n'excuse rien ! Chad la rabroue.

Il accorde ensuite un mouvement de tête à Patrick, en signe d'excuse pour ce manque de tact. Il n'a absolument pas remis en question la décision de Chuck ce jour-là. Ils n'avaient pas le temps de mieux. C'était la meilleure chose à faire. Mais ça ne signifie pas qu'ils devraient se montrer insensibles à la détresse qu'ils ont pu causer.

— Si seulement votre taf avait été aussi clean avec l'autre cinglé… l'inspecteur admoneste tout de même la jeune femme.

Il apprécie que l'encapuchonné soit venu à sa défense, mais il n'a pas besoin d'aide pour donner la réplique à la Protectrice. Il ne peut pas nier que son épaule a entièrement récupéré, et plus vite qu'elle n'aurait sans doute dû en des circonstances classiques. Mais tout dans l'intervention des aliens ne lui paraît pas avoir été aussi exemplaire. Que le serial killer soit toujours en vie lui donne la désagréable impression qu'il a traversé tout ça pour rien. Il n'est encore qu'à moitié convaincu par cette histoire de musèlement, même s'il s'y accroche avec ferveur.

— L'exécution s'est déroulée à la perfection ! rétorque Chad.

Bien qu'il n'en ait pas été la cible, il est curieusement le plus piqué par cette remarque. Sans doute parce qu'il a guidé la manœuvre initiale. Et était contre son inversion ce matin.

— Exécution ? C'est pas censé être permanent, ces trucs-là ? le défie Randers.

Il est hérissé par l'usage désinvolte du terme alors que celui qu'ils sont supposés avoir mis à mort se tient à quelques mètres. Il a beau ne pas le voir, il sait qu'il est là.

— Juste parce que vous ignorez comment en revenir ne veut pas dire que ça vous est impossible. Ne nous blâmez pas pour vos lacunes, lui renvoie Andy sans aucune retenue.

À ça, il n'a évidemment rien à répondre. Il la dévisage en arrivant curieusement à être à la fois bouche bée et la mâchoire crispée. Il est sauvé d'un débat métaphysique impromptu par une distraction opportune lorsque Vlad et Sieg descendent les escaliers, chacun un sac de toile à l'épaule, et Jena sur leurs talons, à peine moins chargée. Le trio passe devant le reste de leur équipe avec un bref regard pour leurs recrues mais sans un mot. Ils se dirigent sans s'arrêter vers la porte d'entrée, afin de rejoindre les véhicules qui les amèneront à l'aérodrome. Chuck a offert son avion au besoin, mais ils ont jugé peu prudent d'utiliser une ressource liée à un agent du gouvernement, aussi protégé par son statut d'extraterrestre soit-il. Ils ont donc dégoté leur propre appareil pour les amener à D.C., sans grande difficulté grâce à leurs contacts.

En repartant des deux 4x4 garés sur le trottoir vers la maison, après y avoir déposé leur chargement, les infiltrateurs croisent Markus qui revient de la fac. D'un simple geste à la signification qui leur est propre, bien éloigné de quelque symbole du langage des signes international que ce soit, les deux mentors autorisent leur protégée à s'attarder brièvement.

— Markus ? Qu'est-ce que tu fais là ? T'as pas cours ? s'étonne la brunette.

Elle ne pensait pas le revoir d'ici à leur départ. Aleksander n'est lui-même pas présent pour souhaiter bon voyage à l'équipe de sauvetage. Après le repas, il s'est isolé dans son bureau pour un dernier briefing avec Caroline et Robert, et la jeune femme ne pense pas qu'il ait l'intention d'en sortir d'ici à ce qu'ils soient aéroportés. Elle peut le comprendre, puisque la première fois qu'elle a vus des collègues partir en mission n'est pas si éloignée dans le temps. Même alors qu'elle ne les portait pas tous spécialement dans son cœur, elle se souvient clairement de ce petit pincement qu'elle a ressenti à leur départ. Voilà pourquoi la présence de Markus, sans doute aussi émotif et compatissant que son père si ce n'est plus, la surprend.

— Normalement si, mais je me suis dit que Papa ne devrait pas rester seul pendant que vous… tu sais, l'étudiant justifie son retour imprévu.

Il ne se vexe pas d'être ainsi accueilli à son propre domicile.

— Oh. C'est vrai que Patrick part, est tout ce que Jena trouve à répondre.

Elle se souvient seulement de la décision de l'inspecteur de ne pas pouvoir ni vouloir "rester assis là à se tourner les pouces". Elle n'a pas de parole rassurante à offrir. Depuis cette première fois où elle a vu ses camarades envoyés avec une petite boule au creux du ventre, elle a appris à mettre ses sentiments de côté lors d'opérations, aussi bien les siennes que celles des autres. Dans ces moments-là, ceux qu'elle laisse partir ou derrière elle ne comptent plus, seulement l'objectif de la mission. Et c'est mieux ainsi pour tout le monde, car ça augmente grandement les chances de réussite.

— Oui. Il a besoin de s'isoler, lui, au contraire. Ou probablement de taper dans quelque chose. Voire les deux, Mark confirme.

Considérer le caractère nerveux du coéquipier de son oncle parvient à lui tirer un sourire. De son côté, Jen a à la fois l'expérience de tempéraments comme celui de Randers, et de situations comme celle-ci :

— Les deux, elle tranche donc en hochant la tête.

Avant qu'un silence n'ait le temps de tout à fait s'installer entre eux, les deux Européens ressortent de la maison, attirant leur attention comme ils ont déjà attirée celle de Patrick et les Homiens un peu plus tôt. Vlad lance une petite boîte cubique à leur élève sur leur passage, qu'elle réceptionne sans difficulté. Bien qu'elle en connaisse le contenu, elle prend tout de même soin de l'ouvrir pour vérifier que la montre à laquelle Alek a couplé Caroline et Robert s'y trouve. Avec plus de temps, l'ingénieur aurait fourni un gadget de ce type à chaque membre de l'équipe, mais étant donné la difficulté de le sécuriser correctement, il avait fallu désigner un interprète pour leurs deux hackers désincarnés. La sœur de la première victime de DeinoGene s'était alors imposée à tout le monde sans besoin de discussion.

— Décollage dans 5, D'edged, la prévient Sieg, alors qu'ils amènent la dernière partie de leur matériel jusqu'à l'un de leurs camions.

Ils n'auront pas besoin du quart de la moitié de tout ça durant l'infiltration. Même de ce qu'ils auront avec eux dans le bâtiment, une partie ne leur sera utile qu'en cas de scénario catastrophe. Quant au reste de ce qu'ils emmènent, ce ne sera nécessaire qu'une fois qu'ils seront ressortis, selon l'état dans lequel ils ressortiront.

— D'edged ? relève Markus.

Il ne sait pas trop s'il s'agit d'un surnom ou bien d'un terme technique codé. La brunette inspire, comme pour parler, puis expire sans avoir rien dit d'abord. Elle n'a pas envie d'entrer dans les détails maintenant.

— Longue histoire. Faut que j'y aille, elle évite la question.

Alors qu'elle commence à se détourner, il la retient encore un peu. Il esquisse un geste mais se réfrène de justesse de lui attraper le poignet.

— Tu me raconteras en revenant ? il lui demande simplement.

— Quoi ? Pourquoi ?

Elle ne comprend pas se demande. Perdue, elle le dévisage par-dessus son épaule.

— Parce que ça voudra dire que tu seras revenue, il s'explique simplement.

Il n'a pas besoin d'en dire plus. Si elle revient, il y a des chances que d'autres reviennent avec elle. Son oncle et son meilleur ami sont du voyage pour aller sauver sa sœur ; il a beaucoup trop d'enjeux dans cette opération. Et ce n'est pas parce qu'ils ne sont plus ensemble qu'il ne tient pas à elle aussi pour autant. À vrai dire, il ne sait pas ce qu'il fera, peu importe qui serait le membre de leur équipe à manquer à l'appel à leur retour.

Incapable de lui promettre quoi que ce soit, Jena hoche la tête sans rien répondre. Puis, elle rejoint ses mentors en trottinant, se fondant dans le groupe des six Homiens en train de faire de même. Sam, qui ferme le cortège avec Sing Sing, prend le temps de s'arrêter à hauteur de son neveu :

— Hey, gamin, il interpelle l'étudiant.

Ce dernier est toujours en plein milieu du chemin qui mène à la maison, avec son sac de cours à l'épaule. Il dénote curieusement, parmi tous ces gens en tenue d'intervention. La vue de son oncle parvient à lui redonner le sourire malgré son état de détresse avancé.

— Hey, Oncle Sam, il lui retourne sa salutation.

— Tu surveilles ton père, d'accord ? lui demande le maître-chien, posant sa main sur son épaule.

Il sait que cette requête n'est pas nécessaire, mais il la fait quand même. Qu'est-ce qu'il est supposé dire d'autre ? Dans la même impasse, à vouloir dire quelque chose sans savoir ce qui est approprié, le jeune homme rentre à son tour dans le jeu des déclarations superflues :

— Pour sûr.

— Je te ramène ta sœur, lui certifie l'adulte.

Il dit ça autant pour le rassurer que se convaincre lui-même que tout va bien se passer. Ils en ont tous les deux besoin.

— Et si tu pouvais revenir avec elle, ce serait top, l'enjoint alors Markus.

Il baisse ensuite les yeux pour ne pas laisser à nouveau transparaître son trouble. Il sait que c'est loin d'être la première intervention de son oncle, et qu'il est plus que bien entouré, mais il n'est usuellement pas là pour l'envoyer au casse-pipe. Sam attire son neveu à lui pour une dernière accolade, puis va enfin rejoindre le reste de l'équipe, déjà répartie dans les deux fourgons, avec Sing Sing à ses basques. L'étudiant ravale la boule qu'il a dans la gorge lorsque la porte coulissante se referme derrière les pattes du Rottweiler, puis fait signe de la main aux véhicules alors qu'ils disparaissent au bout de la rue. Lorsqu'il se détourne enfin de l'horizon, il découvre Patrick sur le palier, pas encore rentré chez lui. Et en voyant la mine déconfite du jeune homme, l'inspecteur se dit qu'il va peut-être rester encore un tout petit peu. Son punching-ball attendra.

Scène suivante >

Commentaires